Patrick Bruel, était l’invité du journal de 13 heures sur RTL-TVI. Il est revenu sur son amour du ballon rond et a prédit une belle compétition à nos Diables rouges au Brésil. Mais actualité oblige, le chanteur s’est surtout attardé sur la polémique qui agite le FN en France en ce moment et qui implique le chanteur indirectement. En effet, le président d'honneur du Front national, Jean-Marie Le Pen a de nouveau été accusé d'antisémitisme après avoir dit, dans une vidéo, à propos de plusieurs artistes hostiles au FN qu'ils feraient partie d'une prochaine "fournée". Parmi eux figure le chanteur Patrick Bruel, qui est de confession juive. Le chanteur s’est prononcé sur l'affaire dans le Journal de RTL-TVI (à partir de 5min00 dans la vidéo): "Les délires de cet individu ne m’atteignent plus depuis longtemps. Je suis triste pour la mémoire de millions de gens. Je suis triste pour des Français qui parce qu’ils sont désespérés se tournent vers des discours populistes. Je suis à me demander à quoi vont servir toute cette polémique et le petit jeu qui se joue entre Jean-Marie Le Pen et sa fille. L’un jouant le diable, l’autre jouant la gentille qui lisse le parti. Tout cela est un jeu beaucoup plus intéressant sur lequel il faudrait se pencher."

 

"La banalisation me fait peur"

Marine Le Pen a estimé que les propos de son père étaient une "faute politique", tout en contestant le caractère antisémite de cette sortie. Pour Patrick Bruel "le FN se démasque dès qu’il parle. Par faute politique, il faut entendre ‘faute de stratégie politique'. Il n’y a aucune condamnation sur la morale philosophique, l’éthique." L’acteur et chanteur s’est dit aussi très inquiet par la radicalisation de certains individus faisant référence à la fusillade qui a touché le Musée Juif de Bruxelles le 24 mai dernier: "L’une des trois victimes était la sœur d’un ami à moi. Ça me fait peur, ça me terrifie. C’est la banalisation qui me fait peur."